Seeking for dating belgique queer dating app

6854933580_2c8b688306_z

Je me disais : "mais quel idiot, tu me payes autant pour seulement dix minutes ? Je ne veux pas que les gens sachent que j’ai fait ça. Je me disais souvent : "Que ce serait-il passé si mon père l’avait su ? Je m’imaginais être portée disparue et que la police se rende compte en fouillant sur mon ordinateur que je rencontrais beaucoup d’hommes. J’ai eu de la chance dans la mesure où je n’ai eu aucune mauvaise expérience. Pour ma sécurité, mais aussi parce que je regrette de l’avoir fait.

Lors des relations sexuelles, je ne pensais pas à prendre du plaisir, je n’avais pas envie que ça me plaise. Je pense que cela n’aide pas à avoir une bonne estime de soi.

Mais souvent, les femmes le font parce qu’elles n’ont pas d’autres solutions.

Pour 1 % des femmes qui ont choisi de le faire, 99 % sont des prostituées qui n’ont pas le choix.

Lancée au Danemark, en Norvège, en Suède et en Finlande en août 2017, et désormais en Belgique, l’entreprise à l’origine de cette campagne, "Rich Meet Beautiful" (littéralement : "les riches rencontrent les beaux /belles"), assure au-bas de la publicité être le "site de rencontre numéro un en Belgique pour sugarbabies et sugardaddies".

Sauf qu’il ne s’agit pas d’un site de rencontres comme les autres, les relations étant généralement de natures sexuelles moyennant argent.

seeking for dating belgique-73seeking for dating belgique-1seeking for dating belgique-19

Ce gars m’a donné un salaire mensuel qui a payé mon loyer. Nous n’avons pratiquement pas eu de rapports sexuels.

Je ne peux pas dire que j’ai détesté ça à chaque fois. Et même les fois où ça ne m’a pas déplu, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que j’étais payée pour ça. Toute cette expérience a accentué mon dégoût pour les hommes.

Je ne suis pas contre, et je pense que les femmes ont le droit de le faire.

À l’origine de la polémique : la photo, publiée sur les réseaux sociaux, d’un camion publicitaire sur lequel était collé une affiche pour un site de "sugar dating".

Avoir une relation tarifée avec un homme d'âge mûr, notre Observatrice l’a fait et concède que ça peut être un recours, souvent désespéré, pour celles sans le sou. Ce panneau se trouve ce matin aux alentours de l’université" ; c’est ce qu’a écrit sur Facebook, lundi 25 septembre, l’internaute qui a posté une photo de l'annonce controversée, apposée sur un camion devant l’un des campus universitaires de la capitale belge.

Dans la ville de Bruxelles, un certain nombre d'arrondissements avaient déjà interdit ces publicités.

You must have an account to comment. Please register or login here!